Débuter au concertina anglo
Quelques conseils pour faire connaissance avec l'instrument.
1 – Le prendre en main .
Il est intéressant de noter que le concertina convient aussi bien aux gauchers qu’aux droitiers. L’instrument se joue assis ou debout. On joue la plupart du temps assis, ce qui évite de devoir porter l’instrument et permet plus de virtuosité. Je joue debout pour certains morceaux et surtout lorsque je chante et m’accompagne, par exemple en faisant des accords.
Le côté droit se reconnaît grâce au bouton-valve de prise d’air qui se trouve nettement décalé, donc plus près de soi, et qui se joue à l’aide du pouce droit .
Il faut premièrement régler les sangles pour que les mains s’y glissent facilement et que les doigts (index, majeur, annulaire et auriculaire) soient à l’aise pour atteindre les boutons. Ne pas hésiter à tester plusieurs réglages pour sentir aussi les réactions du soufflet.
2 – Maniement du soufflet et de la valve.
Le soufflet est un élément essentiel du concertina. Il faut apprendre à le maitriser car c’est lui qui permet de mettre beaucoup d’expression dans notre jeu : staccato, lié, forte, piano, ornementations… Il faut aussi veiller à éviter les frottements sur les cuisses qui entraineraient des usures puis des fuites. Pour cela, il faut poser l’un des côtés rigides un peu au-dessus du genou si on joue assis. Ouvrir le soufflet à gauche ou à droite ? Les deux sont possibles, il faut donc faire des essais pour sentir ce qui nous convient le mieux. Si on décide que le soufflet va vers la droite, on posera la partie rigide sur la cuisse gauche et vice-versa.
On a vu que le bouton qui commande la prise d’air fonctionne avec le pouce droit. Avoir le réflexe de faire entrer de l’air pour ouvrir modérément le soufflet avant d’appuyer sur les boutons. On pourra avoir besoin d’utiliser cette valve en cours de jeu pour réguler la quantité d’air nécessaire ou lorsqu’on a terminé pour mettre l’instrument au repos.
3 – Le clavier.
Le clavier du concertina anglo est comme un piano qu’on aurait coupé en deux : on va des notes les plus graves à gauche aux plus aigües à droite. On notera qu’il n’y a pas de boutons jouant des accords, contrairement aux accordéons. C’est un instrument bi-sonore, donc chaque bouton contrôle 2 notes, une en poussant « push/press/in » et une en tirant « pull/draw/out ». Ce qui ne signifie pas non plus diatonique car les concertinas anglos sont souvent chromatiques, grâce aux nombreux dièses et bémols permettant le jeu dans une large palette de gammes.
Les concertinas anglos ont des claviers différents selon les luthiers qui les ont conçus. Le nombre de boutons est également variable. On trouvera des instruments à 2 ou 3 rangées. Beaucoup ont le 1er rang en sol, le 2e en do et le 3e avec des dièses, des bémols et des notes de rappel. (Celles-ci sont tirées au lieu d’être poussées ou l’inverse). Mais, les rangées de base peuvent être autres, par exemple si bémol / mi bémol.
Un bouton joue habituellement une note et sa voisine dans la gamme, plus aigüe ou plus grave, par exemple sol/la ou do/si. Les notes peuvent aussi n’être pas immédiatement voisines : do dièse/mi bémol, sol/si…
La partition suivante montre un exemple de clavier de concertina anglo-chromatique sol/do. Les concertinas anglos ne sont jamais identiques, donc il peut y avoir des différences.
NB. Il est important de comprendre les tablatures. Voir l’article à ce sujet .